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Contact

CNR Borrelia
Plateau technique de Microbiologie
1 rue Koeberlé,
67000 Strasbourg
03 69 55 14 27
Fax : 03 69 55 16 98

Borrelia

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Participez à une recherche biomédicale innovante visant à démontrer la présence de la bactérie Borrelia dans votre peau (test diagnostique) !
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Centre nationale de référence des Borrelia

Les missions

Arrêté du 29 novembre 2004, modifié par l’arrêté du 5 juillet 2010,  fixant les modalités de désignation et les missions des CNR.

  1. Apporter une expertise microbiologique
    • Développer et diffuser des méthodes notamment moléculaires permettant d’améliorer le diagnostic des borrélioses, en particulier le diagnostic des différentes formes de la borréliose de Lyme,
    • Améliorer ou développer des techniques de typage phénotypique et génotypique des Borrelia, tout particulièrement pour B. burgdorferi sensu lato,
    • Contribuer à l’évaluation des tests sérologiques existants et à venir,
    • Apporter son expertise aux laboratoires de biologie médicale (confirmation du diagnosctic, typage),
    • Collaborer avec les structures expertes en entomologie (tiques) et santé animale (faune sauvage) permettant de caractériser l’écologie des Borrelia.
  2. Contribuer, en lien avec l’Institut de veille sanitaire et les autres structures impliquées, à la surveillance épidémiologique et participer aux réseaux de surveillance internationaux, en particulier européens.
  3. Contribuer à l’alerte en signalant sans délai à l’INVS tout événement inhabituel : augmentation du nombre de cas ; apparition de cas groupés ; modification des formes cliniques (répartition, modification de leur expression clinique, formes inhabituelles) ; etc.

Le Centre de Référence Borrelia a été créé en 2002 et il était composé de deux équipes jusqu’en 2011. Une équipe à l’Institut Pasteur de Paris dont la mission était entomologique avec la surveillance du vecteur tique sur le territoire français. Une deuxième équipe à Strasbourg, laboratoire associé, dont la mission était le diagnostic de la borréliose de Lyme chez les patients.

Depuis le 1er janvier 2012, l’ensemble du CNR est localisé à Strasbourg avec les missions de diagnostic et de surveillance entomologique.

L’équipe

Fiches d’informations

Activités de recherche

Trois universitaires de l’équipe (Benoît Jaulhac, Sylvie De Martino, Nathalie Boulanger) exercent une partie de leur activité hospitalière au sein du Centre National de Référence (CNR) des Borrelia. Le CNR a des misions d’expertise, de surveillance épidémiologique, d’isolement, d’identification et de typage de souches. Cela permet au groupe de recherche d’avoir accès à une collection de souches et de prélèvements humains et environnementaux.

> Visionner le film sur les activités du centre (site de l'université de Strasbourg)

Mots clefs : Borrelia, tique, immunité innée, inflammation cutanée, protéomique, peau

Notre thématique de recherche porte sur la borréliose de Lyme, infection bactérienne due à Borrelia burgdorferi, transmis par la tique Ixodes. C’est la maladie à transmission vectorielle la plus fréquente de l’Hémisphère Nord, elle est endémique en Alsace et dans plusieurs pays européens. Nous nous intéressons à l’étude des interfaces essentielles rencontrées par la bactérie au cours de l’évolution de la maladie : la tique et la peau de l’hôte notamment.

Borrelia burgdorferi est transmise par la piqûre d’un arthropode-vecteur, la tique dure Ixodes sp.. Cette bactérie, en plus de son adaptation propre à  l’environnement, utilise la salive de la tique pour faciliter sa survie chez l’hôte vertébré. Cette salive a un effet immunosuppresseur sur la réponse adaptative de l’hôte. L’effet de la salive de tique sur l’immunité innée de l’hôte vertébré est moins connu. Une protéine de tique, salp15 se fixe à une lipoprotéine de la bactérie, OspC (outer surface protein) afin d’échapper à la reconnaissance par les cellules dendritiques et les lymphocytes T.

Nous analysons comment la bactérie, au moment de la piqûre, stimule l’immunité innée de la peau et la module grâce à la salive de tique, permettant la multiplication locale de Borrelia dans la peau puis sa dissémination dans l’organisme. Nous avons développé deux approches expérimentales pour étudier le rôle de l’interface cutanée et des cellules résidentes de la peau dans la survie de la bactérie : un modèle in vitro sur cellules primaires humaines et un modèle in vivo sur souris. Nous analysons comment le site initial cutané est essentiel pour la pathogénie ultérieure de la bactérie. Nous avons montré que la bactérie induit une inflammation cutanée qui est réprimée par un extrait brut de glandes salivaires de tiques. Ce travail vise à définir le rôle de la tique dans le cycle de développement de la bactérie, et à identifier des protéines clefs de la salive comme éléments de la pathogénicité de la bactérie.

Le pathogène Borrelia, doit s’adapter à ses différents hôtes (tique, oiseaux, mammifères) où il rencontre des conditions de développement très variées  notamment en terme de pH, température, pression en O2 et en CO2. Borrelia modifie alors son métabolisme et son antigènicité pour permettre sa survie. Nous identifions par protéomique et spectrométrie de masse les protéines de Borrelia impliquées dans ces processus adaptatifs essentiels, notamment les protéines exprimées lors de la transmission précoce de la bactérie dans la peau.

L'étude sur le vecteur et l’identification des protéines de Borrelia par protéomique devraient permettre la mise au point de nouveaux outils diagnostiques et/ou la mise au point d’un vaccin.
 

Principales publications depuis 2011-2016

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