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La recherche au Centre de référence des maladies auto-immunes rares

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Lupus BioBank of the upper Rhein (LBBR)

Le projet LBBR a généré une cohorte européenne de patients atteints de lupus érythémateux systémique avec une banque de matériel biologique. Le centre national de référence de Strasbourg initie ou participe à de nombreux projets de recherche concernant les maladies auto-immunes rares. Parmi ceux-ci, un ambitieux projet européen portant sur le lupus érythémateux systémique directement coordonné par notre centre et co-financé par un programme INTERREG, a été mené à bien. Le lupus est une maladie susceptible de toucher différents organes et qui s’accompagne de la présence de nombreux auto-anticorps dans le sérum des patients, si bien que les situations cliniques et biologiques que les médecins appellent lupus érythémateux systémique peuvent être très diverses. Cette diversité freine considérablement la compréhension de la maladie.

Ce projet a constitué une cohorte de 1072 patients avec réalisation d’une banque de sérum, de plasma, d’ADN et de lymphocytes. L’intérêt d’une telle cohorte est de réunir suffisamment de patients se ressemblant dans un ensemble hétérogène pour essayer de repérer des points communs, ou mieux, des mécanismes communs de la maladie en étudiant l’histoire clinique et les échantillons biologiques de ces patients. Cette biobanque est accessible aux chercheurs via un conseil scientifique.

Contact :

The Lupus BioBank of the upper Rhein (LBBR) was funded by the European Union through an INTERREG IV program that involves a German and French network of 15 clinical departments localized in the upper Rhein valley, under the leadership of two centers (Department of Rheumatology and Clinical Immunology, Freiburg, Germany; and Clinical Immunology department, Strasbourg University Hospital, Strasbourg, France). The LBBR database is a cross-sectional collection of detailed clinical and biological data from patients suffering from SLE, linked to a biobank. As of January 2018, a total of 1.073 SLE patients have been included into the LBBR.

The salient features from the LBBR are:

  1. the phenotypes of the patients are assessed by senior physicians specialized in the care of patients with SLE;
  2. a standardized large set of clinical and laboratory data including a variety of autoantibodies are determined and documented at the time of inclusion of the patient, including disease activity which is assessed according to the SELENA-SLEDAI score (22). The LBBR database was approved by the national data protection commission (CNIL).The study complies with the Declaration of Helsinki and was approved by the appropriate medical ethical committees. Patients gave informed consent before inclusion.

Samples collected at inclusion include DNA, frozen PBMC, serum, plasma.

Features of LBBR:

  • Only adults were included. In 17 patients SLE started before 10 years old; in 107 patients it started between 10-19 y.o.
  • There are 67 familial cases
  • 343 patients had lupus nephritis

Scleromics

La sclérodermie systémique (SSc) est une maladie rare. Sa prévalence est estimée à 1-9/100 000 pour la sclérodermie localisée et à 1/6500 adultes pour la sclérodermie systémique. La SSc est une maladie dévastatrice caractérisée par des complications viscérales sévères avec une mortalité encore élevée et un impact socio-économique important. A un stade précoce, le diagnostic est difficile car les symptômes sont peu spécifiques à la maladie. Il faudrait chercher des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques simples et efficaces, ainsi que des biomarqueurs permettant d’adapter les traitements agressifs.

Le but du projet Scleromics est de créer une cohorte de 140 patients répartis en 5 sous-groupes afin de comparer leur profil métabolomique avec celui de sujets contrôles. Des échantillons de sang, d’urine et de peau sont prélevés et analysés à l’aide d’une technique analytique permettant d’analyser les échantillons à l’échelle moléculaire et de rechercher des signatures « métabolomiques » spécifiques de la maladie (diagnostic précoce) ou de son évolution (médecine prédictive).

Scleroral

C’est un projet qui vise à étudier les manifestations bucco-dentaires dans la sclérodermie systémique afin de mettre en évidence des signes cliniques, radiographiques et/ou biologiques spécifiques. Un lien entre certains de ces signes et la sévérité de la maladie pourrait éventuellement être mis en évidence. Par exemple, la présence d’un épaississement du ligament qui entoure les dents (ligament alvéolo-dentaire) constitue un signe radiographique relativement spécifique de la maladie et peut être dans certains cas un des premiers signes radiologiques de la pathologie.

Cette étude se déroule en deux temps. Les patients ont une première visite au Service d’Immunologie Clinique et de Médecine Interne puis une seconde visite au Pôle de Médecine et de Chirurgie Bucco-dentaires à l’Hôpital Civil.

The European Scleroderma Trials and Research Group (EUSTAR)

C’est un projet qui a pour but d’encourager la reconnaissance, la compréhension et la recherche sur la Sclérodermie Systémique ainsi que sa prise en charge en Europe et dans le reste du monde.

EUSTAR est un réseau de recherche international sur la sclérodermie placé sous l’égide de la Fondation Mondiale pour la Sclérodermie. L’objectif est de coordonner et de concentrer les activités de recherche afin d’améliorer les traitements, la qualité de vie ainsi que le pronostic des patients atteints de sclérodermie. Le réseau EUSTAR, qui a débuté en 2004,  était initialement supporté par la Ligue Européenne contre les Rhumatismes (EULAR). L’outil principal de travail est une base de données ou cohorte observationnelle multicentrique internationale qui permet de suivre prospectivement plus de 15 000 patients atteints de sclérodermie dans plus de 200 centres. Chaque patient est vu annuellement lors d’une visite permettant de recueillir des données médicales afin de les analyser.

SPIRALE

Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune systémique rare. L’évolution de la maladie reste imprévisible pour un patient donné et très peu de biomarqueurs sont disponibles à ce jour pour aider les cliniciens à identifier les patients présentant un risque de poussées. Le fait que la maladie se déclare généralement chez les femmes qui débutent leur vie sexuelle et reproductive, constitue une préoccupation particulière dans le LES car une poussée de la maladie peut avoir des conséquences néfastes sur la mère et sur le développement de l’embryon.

La situation est inversée dans le cas de la Polyarthrite Rhumatoïde (PR), une autre maladie auto-immune systémique, dans laquelle une amélioration marquée, parfois une rémission, peut être observée pendant la grossesse, accompagnée de poussées fréquentes en post-partum.

L’hypothèse émise est la suivante : il existerait des changements épigénétiques spécifiques à la maladie et induits par la grossesse, en particulier ceux qui concernent le schéma et les niveaux de micro-ARN, qui pourraient expliquer le risque de poussées et l’amélioration clinique dans le LES et la PR, respectivement. Dans ce but, 40 patients sont recrutés en subdivisés en 3 groupes (SLE, PR et volontaires sains) et des échantillons biologiques ainsi que des données cliniques sont collectés à différents moments afin d’obtenir l’association entre les modifications induites par la grossesse et le modèle d’expression des micro-ARN.

ETAP

Le syndrome de Sjögren primitif est une maladie rare, concernant environ 0.1% de la population. Cette maladie auto-immune systémique se caractérise par une sécheresse de l’ensemble des muqueuses, une grande asthénie, des douleurs diffuses chez la majorité des patients et des complications systémiques chez 30% des malades. Aucun traitement n’a réellement prouvé son efficacité aujourd’hui dans cette maladie. Actuellement, le Tocilizumab (TCZ) semble être un bon candidat dans cette maladie en raison du rôle pathogène démontré de l’IL-6 au cours de la pathologie.

Dans le cadre de ce projet, 110 patients sont recrutés en deux groupes (patients recevant du TCZ ou un placebo) dans le but d’évaluer l’efficacité et la tolérance du TCZ.

RTU

La maladie de Takayasu est une maladie rare qui touche l’aorte et ses principales ramifications. Son incidence est estimée à 3/100 000 personnes. La prise en charge de cette pathologie n’est pas clairement codifiée à ce jour. Une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) est un dispositif d’encadrement transitoire qui permet, en France, l’utilisation de certains médicaments en dehors de leur autorisation de mise sur le marché (AMM). Une RTU a été établie en octobre 2017 par l’Agence Nationale de la Santé et du Médicament pour évaluer le rapport bénéfice/risque dans cette population ayant un besoin thérapeutique. Dans le cadre de cette RTU, les médecins spécialistes peuvent prescrire de l’Infliximab aux patients atteints de la maladie de Takayasu et qui sont réfractaires aux traitements conventionnels en respectant un protocole de suivi. Ce protocole permet le recueil des données sur l’efficacité et la sécurité du traitement. L’ensemble des données collectées ont été analysées et transmises à l’ANSM.

Rarenet

C’est un projet de coopération transfrontalière franco-germano-suisse qui a pour but d’améliorer la prise en charge et la santé de personnes atteintes d’une maladie rare ou complexe. Le réseau RARENET rassemble des chercheurs, des praticiens et des associations de patients et, ensemble, ils travaillent autour de deux formes de pathologies : les anomalies bucco-dentaires provoquées par ces maladies et les maladies auto-immunes.

Ce projet s’attache à constituer une vaste cohorte de patients avec réalisation d’une banque de sérum et d’ADN notamment. L’intérêt d’une telle cohorte est de réunir suffisamment de patients se ressemblant dans un ensemble hétérogène pour essayer de repérer des points communs ou des mécanismes communs de la maladie en étudiant l’histoire clinique et les échantillons biologiques de ces patients.

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