Retour  la page d'accueil

Notre offre de soins

Accédez aux fiches des services des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Rechercher dans les offres de soins (pôle, service, activité, praticien...)

Coopération transfrontalière pour le développement de la recherche sur le lupus systémique : le projet « Lupus Biobanque du Rhin Supérieur » (LBBR)

Version imprimable

Le CHU de Strasbourg est à l'initiative d’un projet collaboratif européen de lutte contre le Lupus systémique, une maladie inflammatoire chronique pouvant affecter de nombreux organes (peau, reins, articulations, système nerveux...).

Au total, ce projet a permis la collaboration entre 17 établissements hospitaliers de France et d’Allemagne, afin de créer une Biobanque pour mieux connaître cette maladie et améliorer sa prise en charge.

Par ailleurs, de nombreux séminaires et enseignements transfrontaliers spécifiques à cette pathologie, destinés aux étudiants de médecine dans le Rhin Supérieur ont pu être organisés dans le cadre du projet.

Le projet INTERREG Rhin Supérieur « LBBR » se termine le 30 septembre 2014, après 4 ans de fonctionnement (2011-2014) et environ 1100 patients inclus. Les travaux de recherche vont désormais démarrer.

La constitution de la Biothèque

La constitution d’une cohorte de patients atteints de Lupus systémique, a donné lieu à la création d’une Biobanque, à savoir une base de données chimique et biologique, permettant de comparer les signes cliniques (symptômes) et les signes biologiques (anticorps, cellules immunitaires et ADN).

La constitution de cette base de données s’est déroulée selon plusieurs étapes :

  • Identifier les patients qui remplissent les critères classiques définissant le Lupus systémique ;
  • Réaliser des prélèvements de sang sur les patients concernés ;
  • Adresser ces prélèvements aux laboratoires de Strasbourg, de Freiburg ou de Mayence. Les échantillons sont « techniqués », c’est-à-dire préparés pour la congélation de l’ADN, de plasma, de sérum et de cellules du système immunitaire. Ces prélèvements repartent ensuite congelés entre Strasbourg, Freiburg et Mayence, de façon à pouvoir disposer d’une Biothèque dupliquée et sécurisée pour l’ensemble des patients participants.
  • Gérer la Biothèque grâce à un logiciel commun et un système de code-barres : un dossier clinique anonymisé est associé à chaque échantillon biologique, et suivi par un conseil scientifique.

Les ambitions du projet : connaître la maladie, ses traitements et améliorer son pronostic

En assurant le suivi de la prise en charge de patients lupiques, la constitution de cette banque de données permettra d’améliorer les connaissances en ce qui concerne le Lupus systémique, les traitements, mais aussi le pronostic.

Mieux connaître la maladie

Les différentes manifestations de Lupus systémique communes aux patients intégrés dans la cohorte seront ou ont été mises en mémoire et regroupées en fonction de leurs convergences.

Par exemple : les patientes atteintes de Lupus avec une artérite dans les jambes.

Si les mêmes symptômes sont présents chez d’autres patients des hôpitaux participants, l’étude sera plus précise et aura plus d’impact sur la recherche.

Identifier les approches thérapeutiques les mieux adaptées

Le caractère hétérogène du Lupus Systémique a nécessité la création de cette ambitieuse cohorte de patients (plus de 1000 patients inclus) qui associe des dossiers cliniques détaillés à une Biothèque complexe pour pouvoir aborder la pathologie sous différents angles de recherche et identifier les thérapeutiques les plus performants.

Améliorer le pronostic

Enfin, la mise en place de cette banque de données permettra, en recoupant l’ensemble des informations, de pouvoir identifier de manière plus rapide et précise si les formes de Lupus systémiques sont bénignes ou agressives, en se basant sur les résultats d’autres prises en charge.

La démarche de coopération permettra également de développer ultérieurement des projets de recherche dans les laboratoires du Rhin supérieur : corrélations phénotypes-génotypes, recherche de marqueurs pronostiques, recherche de nouvelles voies thérapeutiques...

Le lupus, une maladie auto immune rare et complexe

Le Lupus systémique touche en majorité des femmes jeunes, durant leur période d’activité génitale, de la puberté à la ménopause.

Sur le plan clinique, les symptômes les plus fréquents sont des éruptions cutanées favorisées par l’exposition au soleil, des douleurs articulaires, une fatigue importante et parfois de la fièvre.

La gravité du Lupus est liée à l’atteinte possible de plusieurs parties du corps :

  • le rein, avec un risque d’insuffisance rénale et de dialyse
  • le système nerveux central, qui peut engendrer de graves séquelles motrices

Sur le plan biologique, le Lupus est associé à la présence d’un taux très élevé d’auto anticorps dans le sang, qui peuvent être en partie responsables des symptômes observés.

Le caractère hétérogène du Lupus a donné l’impulsion au projet : d’origine inconnue, jamais complètement guérie, avec des évolutions incertaines, cette maladie nécessite la mise en place d’une base de données répertoriant toutes ses manifestations pour pouvoir mieux la connaître et améliorer sa prise en charge.

Un projet INTERREG Rhin Supérieur

17 Centres Hospitaliers et Centres Hospitaliers Universitaires de France et d’Allemagne participent à ce projet et sont mis en réseau : le CH de Colmar, le CHU de Strasbourg, le CH de Mulhouse, le CHU de Nancy, les Hôpitaux privés de Metz, le CH de Belfort, le CHU de Dijon, le CHU de Besançon, le CHU de Reims, le CHU de Paris Pitié Salpétrière, le CHU de Lyon, l’Universitätsmedizin der Johannes Gutenberg de Mainz, le Stadtisches Klinikum Karlsruhe, l’Hôpital de Heidelberg, l’Hôpital de Baden Baden et l’Hôpital Universitaire de Freiburg, et Frankfurt.

Ce projet s’inscrit pleinement dans une volonté européenne de création de pôles européens de collaboration et de recherche.

Il a été cofinancé par le programme européen de coopération transfrontalière INTERREG IV Rhin Supérieur et par la Région Alsace. Le CNRS est également partenaire.

Projet européen

^ Haut de page