Retour  la page d'accueil Faire un don

Notre offre de soins

Accédez aux fiches des services des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Rechercher dans les offres de soins (pôle, service, activité, praticien...)

Polyarthrite rhumatoïde : une étude nationale coordonnée par le service de rhumatologie des HUS publiée dans le British Medical Journal

Version imprimable

La polyarthrite rhumatoïde est la maladie articulaire inflammatoire chronique la plus répandue en France. Elle touche plus de 200 000 personnes au niveau national et peut devenir très invalidante lorsqu’elle n’est pas correctement traitée. Sa prise en charge par les rhumatologues implique un suivi très régulier, permettant d’adapter au mieux les traitements pour éviter les déformations articulaires.

11 thérapies biologiques ciblées contre la polyarthrite rhumatoïde existent, mais les stratégies pour les patients qui ne répondent plus aux thérapies de première (méthotrexate) et seconde intentions (anti-TNF) sont mal codifiées. C’est sur la base de ce constat que le Pr Jacques-Eric Gottenberg, chef de service de rhumatologie aux HUS, en collaboration avec plusieurs confrères d’autres CHU, a lancé une étude de terrain à partir des données collectées par la société française de rhumatologie (SFR) de plus de 3000 patients atteints de cette maladie et suivis  au moins 2 ans.

L’efficacité de 3 biothérapies , le rituximab, de l'abatacept et du tocilizumab , après échec d’1 ou 2 anti-TNF, ont ainsi pu être comparées. Les résultats, publiés dans le « BMJ », montrent un avantage du rituximab et du tocilizumab dont le maintien thérapeutique à 2 ans était observé chez respectivement 69 % et 63 % des patients, sur l'abatacept, maintenu chez 39 % des patients à 2 ans.

 « Ces résultats sont cruciaux pour aider au choix de la séquence de traitement chez un patient donné », explique le Pr Gottenberg. « Une des forces de nos données est qu'elles proviennent de patients tels qu'on en accueille en consultation et qui, pour beaucoup, n'auraient jamais été inclus dans un essai clinique en raison de leurs nombreuses pathologies associées à la polyarthrite rhumatoïde », ajoute le Professeur Gottenberg qui voit dans cette étude un modèle à suivre pour évaluer la stratégie de choix des traitements biologiques.

L'article du BMJ

Rhumatologie

^ Haut de page