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Pôle associé

Prise en charge des Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG)

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Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg prennent en charge les femmes ou les couples en demande d’une interruption de grossesse (IVG) et leur assurent un accompagnement médical et psychologique de cette intervention.

Conformément à la législation française, une IVG peut être réalisée avant 14 semaines d’aménorrhée (12 semaines de grossesse). Toute patiente dont la grossesse est de moins de 12 semaines peut faire la demande d’une IVG auprès du service d’orthogénie du Pôle de de Gynécologie Obstétrique.

Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg sont un établissement public ayant pour mission de fournir à tous, sans distinction d’origine ou de religion des soins de qualité.
A ce titre, notre personnel est mixte (hommes et femmes) et nous ne pouvons vous garantir que vous serez examinée et prise en charge uniquement par des consultantes femmes, au risque de ne pouvoir vous garantir les soins dont vous avez besoin.

Cette prise en charge est proposée sur les deux sites suivants des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg :

Site de Hautepierre

Logo visuel hôpitalAvenue Molière / 67200 Strasbourg / Lien Google maps
Hôpital de jour du service de gynécologie (4ème étage ascenseur C)
Accueil quotidien, sans rendez-vous de 9h à 17 h aux consultations externes
Secrétariat : 03 88 12 74 66

Chef de service : Pr I. Nisand
Médecin responsable : Dr C. Pimmel
Cadre responsable : M. Van Overloop

Site du CMCO de Schiltigheim

Logo visuel hôpital 19 rue Louis Pasteur / 67300 Schiltigheim / Lien Google maps
Rez-de-chaussée, à gauche après le secrétariat, salle d’attente des urgences
Accueil quotidien, sans rendez-vous de 9h à 17 h aux consultations externes
Secrétariat : 03 69 55 34 11

Chef de service : Dr O. Garbin
Médecin responsable : Dr K. Bettahar
Cadre responsable : L. Pagenot

 Les étapes de la prise en charge d’une IVG

  1. Une première consultation permet de dater la grossesse et de donner toutes les explications nécessaires quant à la procédure : les différentes méthodes d’IVG, le délai de réflexion, les avantages et risques de chaque méthode, la contraception.
    Il y a deux méthodes d’IVG:
    • La méthode chirurgicale, qui se déroule en salle d’opération, consiste en une dilatation du col de l’utérus et en une aspiration du contenu utérin. La dilatation du col est facilitée par la prise d’un comprimé de Mifépristone (RU 486), 48 heures avant l’IVG. Pour cette méthode, la patiente a le choix entre une anesthésie générale et une anesthésie locale, qui fait courir moins de risques.
    • La méthode médicale consiste en une prise orale de mifépristone (RU 486) lors de la deuxième consultation, suivie 48 heures après d’une hospitalisation de jour pour l’administration orale ou vaginale de comprimés de prostaglandines, et pour surveillance médicale. La mifépristone peut provoquer à elle seule des saignements sans pour autant arrêter la grossesse. La  vacuité utérine est obtenue, en quelques heures, grâce à la prise de prostaglandines. Un traitement contre la douleur y est toujours associé par médicaments et acupuncture. L’examen avant la sortie a lieu dans l’après-midi. Les saignements vont durer en général une semaine. Exceptionnellement, l’hospitalisation peut être prolongée pour la nuit si la réponse au traitement est tardive.
  2. Un délai de réflexion, fait obligatoirement suite à la première consultation, pendant lequel la patiente ou le couple accès à un accompagnement personnalisé (psychologue, assistante sociale). La patiente sera amenée à choisir la méthode d’IVG et nous suivons son choix sauf en cas de contre-indication à la méthode pour laquelle elle a opté.
  3. La deuxième consultation après la semaine de réflexion, permet de refaire le point et de confirmer la demande d’IVG et el choix de la méthode. Un rendez-vous en hospitalisation de jour est alors fixé.
  4. Pour la méthode médicamenteuse, dans moins d’une fois sur dix, une aspiration peut être nécessaire si l’expulsion est incomplète ou les saignements trop importants, soit lors de ce séjour, soit après plusieurs jours. La méthode médicale ne nécessite ni anesthésie, ni intervention chirurgicale en l’absence de complication. Elle est donc souvent considérée comme plus naturelle. Elle est pratiquée dans ce service jusqu’à 12 semaines de grossesse, car il est démontré depuis plusieurs années que ce traitement a la même efficacité quel que soit le terme. Pour des grossesses jeunes (inférieures à 5 semaines de grossesse) et sous certaines conditions précises, la méthode médicamenteuse pourra être réalisée en ambulatoire.
  5. Quel que soit la méthode, il est indispensable de faire un contrôle 15 jours plus tard, afin de vérifier la vacuité de l’utérus et rediscuter de la contraception. Une IVG incomplète peut en effet exposer à des infections ou des saignements prolongés. Dans tous les cas, la patiente doit consulter plus tôt en cas de fortes douleurs abdominales, de fièvre supérieure à 38°, de pertes de sang importantes ou de malaise ou si elle n’a eu aucun saignement après une IVG à domicile. Si le groupe sanguin est Rhésus négatif, une injection de gamma-globulines anti-Rhésus doit être administrée avant la sortie de l’hôpital ou le jour de la prise des médicaments si la procédure se passe à domicile.

Afin d’améliorer la prise en charge des IVG, des données du dossier médical sont collectées de façon anonyme pour la déclaration obligatoire à l’ARS.

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