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Conseil aux voyageurs

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Préparation du voyage

Avant le départ

Pendant le séjour

Au retour

Diarrhées et prévention

La diarrhée affecte fréquemment les voyageurs des pays intertropicaux d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud : de 30 à 50 % des individus séjournant dans ces zones souffrent d'une diarrhée lors du voyage. Elle est due à des infections ou toxi-infections bactériennes (principalement E. coli entérotoxinogène).

Généralement bénigne, la diarrhée guérit presque toujours spontanément en 1 à 3 jours, mais elle n'en reste pas moins inconfortable en voyage.

Elle est le plus souvent liée à la consommation d'aliments ou de boissons.

Eau, Alimentation et Hygiène

L'eau et les aliments sales sont les principaux vecteurs de diarrhée durant les séjours en zones intertropicales. Adopter une bonne hygiène alimentaire et faire attention aux boissons sont les meilleurs moyens de prévention contre la diarrhée.

Patients particuliers

Femme enceinte

IMPORTANT : un voyage non impératif dans des pays tropicaux et dans des conditions d'hygiène précaires est déconseillé pour la femme enceinte.

Les mesures de précautions contre les piqûres de moustiques (vêtements imprégnés et répulsifs pour la peau sont indispensables (cf. chapitre moustiques).

Enfants

IMPORTANT : un voyage avec de très jeunes nourrissons dans des pays tropicaux et dans des conditions d'hygiène précaires est à déconseiller.

Les vaccins du calendrier vaccinal doivent être à jour (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infections à Haemophilus influenzae b, hépatite B, rougeole, oreillons, rubéole, BCG, infections à pneumocoques).

La vaccination contre la Fièvre jaune est recommandée à partir de 9 mois pour les enfants se rendant dans un pays à risque. Exceptionnellement, cette vaccination peut être effectuées dès l'âge de 6 mois si le nourrisson doit séjourner en milieu rural ou en forêt ou si une épidémie sévit dans la région visitée.

Patients infectés par la VIH

Sous réserve de contraintes thérapeutiques ou de surveillance purement médicale, aucune restriction ne saurait être apportée aux voyages des personnes infectées par le VIH. Une consultation médicale est indispensable avant le départ afin d'examiner certaines spécificités :

Patients porteurs d'affections chroniques

Pour les patients atteints d'affections chroniques la consultation médicale avant le voyage permet de juger de la faisabilité du voyage, d'en adapter les conditions et de rechercher pour le patient les coordonnées d'un médecin spécialiste correspondant:

  • Emporter un compte-rendu médical (traitements en cours sous dénomination commune internationale (DCI)
  • Traduire dans la mesure du possible ce document en anglais ou dans la langue du pays de destination.

En avion, garder les ordonnances et les médicaments en cabine ;

  • Tenir compte du décalage horaire pour la prise de certains médicaments (contraceptifs oraux, anticoagulants, insuline...)
  • Prendre un avis médical pour les personnes porteuses d'un pacemaker cardiaque, d'une prothèse auditive, souffrant d'affection ORL ou de drépanocytose
  • Port de bas de contention en cas de troubles de la circulation veineuse

Les personnes atteintes de diabète, glaucome, épilepsie, troubles psychiatriques, asthme, insuffisance respiratoire et/ou cardiaque chronique, insuffisance hépatique sévère, insuffisance rénale, pathologie digestive chronique, patient recevant des immunosuppresseurs ou ayant eu une greffe d'organe doivent recueillir un avis médical spécialisé avant le départ et emporter les médicaments correspondant à leur état.

Le voyage est également l'occasion de remettre les vaccinations à jour notamment diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche.
La vaccination antigrippale est recommandée pour tous au-delà de l'âge de 65 ans mais également avant en cas de pathologie sous-jacente tel que affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ; diabète insulinodépendant ou non-insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul régime ; déficits immunitaires cellulaires (chez les personnes atteintes par le VIH, l'indication doit être posée par l'équipe qui suit le patient).

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