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En France, 300 000 personnes ont un diabète de type 1 (6-10% des diabètes), dont plus de 30 000 enfants de moins de 15 ans.

Il est dû à une réaction auto-immune : le système immunitaire détruit les cellules fabriquant l’insuline, l’hormone qui régule la glycémie/taux de sucre dans le sang, dont la quantité produite devient insuffisante voire nulle.

Les signes de diabète sont :

  • Envie de boire et d’uriner très souvent, y compris la nuit.
  • Enurésie secondaire chez les enfants (refont pipi au lit notamment la nuit)
  • Perte de poids inexpliquée malgré une alimentation normale
  • Hausse de l’appétit
  • Fatigue importante

La prise en charge est urgente pour éviter l’aggravation jusqu’à l’acidocétose (pouvant mettre en jeu le pronostic vital). Actuellement le diagnostic chez les enfants est fait au stade d’acidocétose dans presque la moitié des cas.

Foire aux questions

Est-ce que je suis concerné.e par le dépistage du diabète de type 1?

Le risque de développer un diabète de type 1 est plus important chez les apparentés d’une personne ayant un diabète de type 1 : 4 à 8% contre 0,4% dans la population générale.

Le dépistage s’adresse actuellement aux personnes de 2 à 45 ans « prédisposées » car apparentées à une personne ayant un diabète de type 1 (enfant, parent, frère, sœur, demi-frère, demi-sœur).

Je suis donc concernée si j’ai un père, une mère, un frère/demi-frère ou une sœur/demi-sœur qui a un diabète de type 1.

Est-ce que je suis concerné.e par le dépistage du diabète de type 1 ?

Le risque de développer un diabète de type 1 est plus important chez les apparentés d’une personne ayant un diabète de type 1 : 4 à 8% contre 0,4% dans la population générale.

Le dépistage s’adresse actuellement aux personnes de 2 à 45 ans « prédisposées » car apparentées à une personne ayant un diabète de type 1 (enfant, parent, frère, sœur, demi-frère, demi-sœur).

Je suis donc concernée si j’ai un père, une mère, un frère/demi-frère ou une sœur/demi-sœur qui a un diabète de type 1.

Pourquoi faire le dépistage ?

Il n’existe actuellement pas de traitement pour guérir du diabète de type 1.

Le dépistage est néanmoins utile car il permet de faire le diagnostic plus tôt avant l’apparition des symptômes (au stade pré-clinique), afin de permettre une prise en charge plus précoce : moins d’acidocétose et un meilleur équilibre les 1ères années donc moins de risque de complications du diabète à long terme.

Comment se fait le dépistage ?

Par une prise de sang spécifique à envoyer dans un laboratoire fiable pour doser ce qu’on appelle les auto anticorps du diabète (marqueur de la réaction auto-immune). En Alsace, nous recommandons de faire analyser le prélèvement par le laboratoire de biochimie des HUS.

Il est également possible de faire l’examen par prélèvement capillaire sur un buvard qui sera analysé à l’hôpital de biochimie de Cochin (Paris).

Dans les 2 cas, les résultats ne seront envoyés qu’au médecin prescripteur qui vous communiquera les résultats.

Quels sont les résultats possibles et qu’est-ce que je dois faire ?

  • Si j’ai moins de 12 ans et qu’il n’y a pas d’auto-anticorps : mon médecin me proposera de refaire un contrôle après quelques années et ceci jusqu’à mes 12 ans pour vérifier que la maladie auto-immune ne se développe pas d’ici-là.
  • Si j’ai plus de 12 ans et qu’il n’y a pas d’auto-anticorps du diabète : c’est le cas dans 95% des cas. Le risque de développer un diabète de type1 est infime et le dépistage s’arrête.
  • Si j’ai 1 auto-anticorps du diabète : le diabétologue vous adressera aux médecins référents selon votre âge et votre domicile pour contrôle et suivi.
  • Si j’ai 2 auto-anticorps du diabète : le diabète a commencé.

Je serai adressé.e aux médecins référents pour contrôle, bilan métabolique et pose d’un capteur mesurant la glycémie en continu.

La prise en charge dépendra ensuite de ces résultats :

  • Au stade 1 (pré-clinique avec glycémies normales) : conseils alimentaires et activités physiques.
  • Au stade 2 (préclinique mais début d’hyperglycémie à certains moments) : conseils alimentaires et activités physiques. Possibilité dans certaines situations de faire un traitement immuno-modulateur pouvant retarder l’évolution du diabète (mais sans l’arrêter complètement). Le traitement est proposé et c’est moi qui décide si je souhaite ou non l’avoir.
  • Au stade 3 (clinique avec hyperglycémies franche) : début de traitement par insuline (nécessite une hospitalisation).

Médecins référents en Alsace

🩺 Pour les adultes

Service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Pr MEYER et Dr SLUSAREK
Secrétariat : 03 88 12 75 97
Secretariat-professeur.meyer@chru-strasbourg.fr

🩺 Pour les enfants


Soirées d’information sur le dépistage du diabète de type 1 chez les enfants en visio tous 2-3 mois. Pour plus de renseignements ou pour s’inscrire auprès du secrétariat qui vous enverra un lien pour la visio :

Mis à jour le 22/10/2026