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Cette technologie de surveillance permet, grâce aux dernières avancées en matière d’intelligence artificielle, l’anticipation de certaines perturbations graves de la tension artérielle qui sont redoutées pendant les interventions chirurgicales.

À l’occasion de la Journée Mondiale de la Sécurité des Patients, le CHU de Strasbourg communique sur l’intégration d’une nouvelle technologie innovante, HPI (Indice de Prédiction de l’Hypotension), afin d‘améliorer la sécurité et les résultats cliniques des patients lors des interventions chirurgicales. Cette avancée s’inscrit dans la volonté du CHU de s’engager toujours plus dans l’amélioration de la qualité des soins en permettant à ses patients de bénéficier du plus haut niveau de sécurité.

En France, chaque année, plus de 8 millions d’admissions sont réalisées dans les services de chirurgie et une part significative de ces patients est concernée par une opération « à haut risque ».

Lors de ces interventions, les patients sous anesthésie générale, peuvent subir une baisse dangereuse de la pression artérielle. Ces épisodes dits « d’hypotension » sont une préoccupation majeure pour les équipes soignantes du bloc opératoire car ils peuvent être dramatiques.

Même après réanimation adéquate, ils augmentent le risque de mortalité et de complications graves, telles que des infarctus du myocarde ou des défaillances rénales aiguës, dans les 30 jours suivant la chirurgie.

Traditionnellement, la pression artérielle pendant les interventions chirurgicales est surveillée à l’aide de tensiomètre utilisant des brassards gonflants ou par insertion d’un cathéter dans une artère. Ils permettent d’identifier la survenue d’une hypotension de manière fiable et donc la mise en place de la réanimation adaptée. Cependant ils ne permettent pas d’anticiper la survenue d’une hypotension.

La technologie HPI, développée par la société Edwards Lifesciences, intègre un algorithme basé sur l’intelligence artificielle qui analyse en temps réel l’aspect de la courbe de pression artérielle et évalue la probabilité de survenue d’une hypotension dans les minutes à venir. Lorsque l’intelligence artificielle identifie une forte probabilité d’hypotension à venir, elle prévient l’anesthésiste par le biais d’un écran de surveillance. Celui-ci peut alors évaluer la situation et décider de contre-mesures avant même que l’incident ne se produise en mettant en place un traitement ciblé, préventif.

Le CHU de Strasbourg est le premier centre en France à utiliser le monitorage prédictif en clinique et associé à un protocole.

« Mettre à disposition de nos patients le plus haut niveau des technologies et pratiques de soins a toujours été au cœur de nos préoccupations. Nous sommes persuadés que l’arrivée au bloc opératoire de l’intelligence artificielle va significativement améliorer les champs d’action des soignants et leur permettre de repousser les limites existantes dans les soins complexes aux urgences, aux blocs opératoires et dans les unités de soins intensifs. Nous sommes fiers que nos patients puissent être parmi les premiers en France à être soignés grâce à cette technologie. » 

Pr Eric NOLL du service d’anesthésie-réanimation, hôpital de Hautepierre.

Plus de 15 patients ont déjà bénéficié de cette technologie au CHU de Strasbourg depuis son lancement.

Mis à jour le 13/12/2021